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Déni de grossesse

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J’ai pas eu le moindre symptôme de grossesse, pas le moindre signe.
Mon ventre est resté plat, rien ne pouvait m’indiquer qu’une vie grandissait en moi.
C’est uniquement le jour où j’ai perdu mon enfant que j’ai su que j’étais enceinte de presque 5 mois.
D’abord, une incompréhension, ensuite, une grande colère ; une colère envers moi-même.

Je n’ai pas compris que j’étais enceinte, je n’ai pas senti.
Selon Freud, c’est un mode de défense permettant à la femme de refuser de reconnaître une réalité considérée comme traumatisante.
Je cherche encore ce qui pouvait être à mes yeux traumatisants, je ne trouve pas.
Depuis le début de ma relation avec mon époux, je n’ai souhaité qu’une chose, avoir des enfants, le faite que mon organisme l’ait refusé me laisse perplexe et dans l’incompréhension totale.
Dans mon cas, il s’agit d’un déni total, je n’ai su que lorsque j’ai perdu mon enfant.
De l’incompréhension de la part de la famille, des mots durs, des réactions intolérables s’en sont suivi.

Des longs mois de solitude, d’incompréhension, de culpabilité et de dépression.
De nos jours, le déni est moins tabou, on en parle un peu mieux, on essaye de le comprendre, du moins on sait que ça arrive, mais il y a 7 ans ça n’existait pas, c’était une légende urbaine.

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