Le jeudi 25 juillet, Hermès a ouvert la série de déclarations de résultats semestriels des entreprises de luxe françaises. La compagnie parisienne a étonné ses congénères en révélant une augmentation de 15 % de ses chiffres d’affaires au premier semestre de 2024 par rapport à la même période en 2023, pour développer 7,5 milliards d’euros.
Selon Axel Dumas, directeur d’Hermès, malgré une diminution de l’affluence en Chine, un rythme exceptionnel a été maintenu dans toutes les régions. Au cours d’un entretien téléphonique avec des analystes financiers, il a souligné que la rentabilité opérationnelle de la marque, connue pour ses sacs à main en cuir et ses parfums, s’est améliorée de 7 %, surpassant les 3 milliards d’euros et garantissant une marge de 42 %.
Lorsqu’il s’est vu poser des questions sur l’état du marché chinois, un terrain essentiel pour l’industrie du luxe dont le ralentissement tourmente désormais tous ses rivaux, M. Dumas a signalé des changements dans les comportements d’achat dus à une préférence accrue pour l’épargne.
D’après lui, la « clientèle chinoise achète en fonction de son héritage et non plus de ses revenus » en raison de la crise du marché de l’immobilier. Par conséquent, les produits destinés aux consommateurs moins riches seraient probablement plus difficiles à vendre. Parmi ceux-ci figurent les produits en soie (foulards et cravates par exemple) et les accessoires de mode dont les ventes ont été stables au premier semestre de 2024, alors que les ventes liées aux sacs à main et aux articles de maroquinerie ont augmenté de 19 %.
Le chef de l’entreprise considère qu’Hermès bénéficie d’une base solide de clients chinois fidèles qui apprécient particulièrement les articles de luxe sans logo, une caractéristique distinctive de la marque. Toutefois, les performances d’Hermès contrastent fortement avec celles de ses concurrents.
LVMH a annoncé le mardi 23 juillet que ses ventes semestrielles pour son secteur de la mode et de la maroquinerie, comprenant des marques telles que Louis Vuitton, Dior et Celine, ont diminué de 1 %. Cependant, la situation n’est pas désespérément préoccupante.
En revanche, la situation chez Kering est significativement différente. Les ventes de l’entreprise ont chuté de 11 % pendant les six premiers mois de l’année 2024, avec des revenus totaux inférieurs à dix milliards d’euros. Gucci, une filiale qui constitue 50 % des ventes du groupe dirigé par François-Henri Pinault, a vu son chiffre d’affaires diminuer de 20 % sur cette même période. De son côté, Saint Laurent, la deuxième filiale du groupe, a connu une baisse de 7 % en un an, jusqu’à fin juin.
Depuis la prise de fonction du nouveau directeur artistique Sabato de Sarno en janvier 2023, Gucci tente de redynamiser ses ventes mais les résultats se font attendre. Quant à Saint Laurent, une réorganisation est en cours, qui comprendra le lancement de nouveaux modèles de sacs à main prévu pour la fin de l’année.
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