Attachez vos harnais. Carlos Tavares, le PDG de Stellantis, a déclaré lors de la présentation des résultats semestriels du groupe le jeudi 25 juillet que la transition vers la mobilité électrique n’était pas une tâche facile. Le groupe a rapporté une diminution de ses ventes à l’échelle mondiale de 14% (18% aux USA et 6% en Europe), s’élevant à 85 milliards d’euros. Suite à cette annonce, l’action de Stellantis a chuté de 8,7%. De même, Renault a également vu sa valeur boursière s’effondrer de 7,5%.
Cependant, Luca De Meo, le dirigeant de Renault, a rapporté une légère augmentation du chiffre d’affaires pour le premier semestre de l’année (27 milliards d’euros) et une rentabilité opérationnelle record avec une marge de 8,1%. Néanmoins, la participation du groupe dans Nissan a entraîné certains problèmes. La vente d’une fraction de ses actions a réduit son bénéfice net de 440 millions d’euros, ramenant celui-ci à 1,3 milliard d’euros.
De plus, Renault doit faire face à la révision à la baisse de 17% de la prévision de bénéfice d’exploitation de Nissan après un premier trimestre particulièrement difficile aux États-Unis. Stellantis rencontre également des difficultés sur le marché américain. Les clients sont satisfaits lorsqu’ils visitent les concessions du groupe, comme l’explique Tavares, qui dirige les marques américaines Jeep, Chrysler, Dodge et Ram. Cependant, le groupe doit encore travailler pour attirer davantage de clients. Stellantis a perdu 1,8 point de part de marché en un an, tombant à 8,2%. Tavares s’engage à résoudre les « points de congestion » de chaque marque, prêt à passer une partie de ses vacances aux États-Unis pour soutenir ses équipes.
Selon le PDG de Stellantis, la marge opérationnelle de l’entreprise correspondait à 10 % pour le premier semestre, juste comme il l’avait promis à ses actionnaires. Cela se compare à Ford qui est à 5,8 %, Tesla à 5,9 %, Renault à 8,1 % et General Motors à 9,1 %, bien que Tesla avait une marge de 17 % en 2022. Par ailleurs, Ford a rapporté une perte de plus de 2 milliards de dollars (1,8 milliards d’euros) dans sa division Ford E, consacrée aux voitures électriques, malgré des réductions de coûts de 400 millions de dollars.
Face à ces turbulences, les équipementiers sont également touchés. Michelin a réussi à améliorer ses résultats en proposant des produits plus haut de gamme mais exprime des préoccupations concernant le marché européen. Florent Menegaux, le directeur général du groupe, a révélé que les exportations chinoises ont explosé en 2023 et 2024. Jusqu’à présent, le groupe a réussi à tenir en exportant également depuis l’Europe. Cependant, le coût de l’énergie, l’inflation des salaires et la concurrence intense ont rendu l’Europe non compétitive, créant une situation délicate de surcapacité structurelle. À fin 2023, Michelin prévoit la fermeture de deux usines en Allemagne et d’une activité de pneus pour poids lourds en Pologne.
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