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« Îles Féroé: Paralysie par mouvement social »

Le vendredi 31 mai, les avions atterrissaient toujours à l’aéroport de Vagar sur la côte ouest des îles Féroé. Toutefois, sur leur site web, l’office de tourisme des îles a alerté les touristes qui envisageaient de visiter ce territoire autonome danois situé dans la mer du Nord à 1 500 km de Copenhague. Les îles Féroé, un archipel de dix-huit îles abritant 54 000 résidents, subissent actuellement une grève de travailleurs qui a commencé le 14 mai et qui est toujours en cours, mettant l’archipel en suspend.

Bien que l’aéroport soit toujours en fonction, les ports ont cessé d’accueillir les bateaux, y compris ceux responsables de l’approvisionnement de l’archipel. En conséquence, les stations-service sont à court de carburant, ce qui affecte les bus, les taxis et les agences de location de voitures. Les rayons de produits frais des magasins sont vides, la majorité des fruits, légumes, viandes et œufs étant importés du continent.

De plus, certaines écoles et garderies ont dû fermer en raison de problèmes d’hygiène, la collecte des déchets n’étant plus assurée et les établissements ne pouvant plus être nettoyés. Cette situation contraint les parents à rester à domicile, à condition qu’ils aient encore du carburant ou qu’ils puissent utiliser les transports publics pour se déplacer d’une île à l’une autre.

Ce mouvement de grève, considéré comme le plus important des vingt dernières années, a vu environ 5 000 habitants des îles Féroé, dont des éboueurs, des camionneurs, des magasiniers, du personnel d’entretien, des ouvriers des installations de traitement du poisson, des travailleurs de la construction et des gardiens de sécurité, cesser leurs activités de travail.

La manifestation a commencé à l’initiative de quatre syndicats le 14 mai à minuit, suite à l’échec des négociations avec les employeurs. Depuis le 4 avril, les deux parties étaient en pourparlers pour mettre en œuvre des conventions collectives actualisées, car les précédentes ont expiré le 1er mai. Les syndicats exigent une augmentation de salaire de 13% à 15%, contrairement aux 9% proposés par les employeurs. Les syndicats ont promptement exprimé leur rejet de cette proposition, la jugeant sensiblement inférieure à leurs demandes minimales, arguant que leurs membres méritaient un «adjustement salarial approprié».

Dans un signe de solidarité, les syndicats agrochimiques nordiques, en réunion à Stavanger, en Norvège, le 27 mai, ont souligné que les travailleurs avaient réduit leurs exigences lors des négociations précédentes, en tenant compte des conséquences de la pandémie de Covid-19 et du conflit en Ukraine sur l’économie de l’archipel et de ses entreprises. Cependant, depuis lors, l’inflation qui a atteint plus de 11% entre 2022 et 2023, a affecté leur qualité de vie. Il faut noter que seule une partie de l’article est disponible sans souscription.

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