Dans le contexte actuel où l’agitation belliciste augmente parmi de nombreux pays et la guerre de grande intensité refait surface en Europe, comme en témoigne l’invasion ukrainienne par la Russie, il est naturel que les dépenses militaires mondiales ne cessent de s’accroître. Selon le rapport annuel de l’Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (SIPRI), publié le 22 avril, ces dépenses ont atteint 2 443 milliards de dollars (soit 2 109 milliards d’euros) en 2023, ce qui représente une augmentation de 6,8% par rapport à 2022. Le chiffre englobe le coût des armements, les dépenses administratives, les salaires, les avantages sociaux et la recherche et le développent, reflétant la plus grande augmentation depuis 2009 et le niveau le plus élevé de budgets militaires jamais atteint. Tous les continents sont touchés par cette tendance. Les 31 pays membres de l’OTAN représentent à eux seuls 55% de ces dépenses, tandis que les dix plus grands contributeurs – principalement les États-Unis et la Chine – ont contribué à hauteur de 1 799 milliards de dollars, soit 105 milliards de plus qu’en 2022. Bien qu’imposants en valeur nominale, ces chiffres ne représentent que 2,3% du PIB mondial, soit l’équivalent de 306 dollars par individu.
Les États privilégient l’usage de la puissance militaire, une stratégie qui pourrait bien alimenter une spirale d’actions et de réactions, compte tenu de l’instabilité croissante sur les plans géopolitique et sécuritaire, selon le chercheur principal Nan Tian du programme sur les dépenses militaires et la production d’armements du Sipri. Dans cette situation, le complexe militaro-industriel américain ne cesse de renforcer sa suprématie. Washington a consacré 916 milliards de dollars (+ 2,3 %), ce qui représente 68 % des dépenses de l’OTAN. Cette contribution dépasse largement celle de ses alliés, attisant le ressentiment de Donald Trump envers les pays européens qu’il juge défaillants et brandissant la menace de ne plus leur venir en aide.
Les deux dernières années de conflit en Ukraine ont notablement modifié la perception de la sécurité pour les États membres européens de l’OTAN, souligne Lorenzo Scarazzato, chercheur au Sipri. La recommandation d’allouer 2 % du PIB national à la défense, formulée il y a une décennie, est devenue une norme de référence. Onze pays l’ont déjà atteint ou dépassé, d’autres s’apprêtent à en faire de même.
Quant au Moyen-Orient, les perspectives évoluent également. Veuillez noter que la suite de cet article est réservée aux abonnés, il reste 52,64% à lire.
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