Le genre d’évaluation environnementale qui serait appliqué à chaque vêtement en France n’est pas une échelle de dix points ni une échelle de A à E, comparable au score écologique des produits alimentaires. Au lieu de cela, il serait un chiffre qui représente son coût environnemental, modulé par un facteur de durabilité, selon ce qui a été révélé par l’entourage du ministre de la transition écologique, Christophe Béchu, le mercredi 3 avril.
« Ce sera très facile », affirment ses conseillers, sans toutefois nous convaincre tout à fait. Ils annoncent aussi l’initiation d’un dialogue avec l’industrie textile et du vêtement pour évaluer un outil de calcul en ligne appelé « Ecobalyse ». Cette initiative, dirigée par le ministère de la transition écologique, vise à rassembler « une soixantaine d’acteurs » de l’industrie et du commerce, leurs représentants de syndicats, les groupes de défense des consommateurs et de l’environnement, pour préparer la rédaction d’un décret pour mai. Il est possible que cet affichage devienne obligatoire en 2025.
Ce texte est attendu depuis l’adoption de la loi sur le climat et la résilience en 2021. Jusqu’à présent, onze méthodes pour mesurer l’empreinte environnementale d’un vêtement ont été testées, mais le gouvernement n’a pas encore pris de décision.
Un « facteur de durabilité »
Malgré la complexité de la question, il est urgent d’agir. Le 14 mars, une proposition de loi soutenue par M. Béchu a été adoptée à l’Assemblée nationale. Elle a pour but de freiner la « fast fashion » en France grâce à un système de bonus-malus, qui sera présenté au Sénat lors d’une procédure accélérée. Les sanctions qu’elle impose augmenteraient le coût d’un vêtement ayant un fort impact environnemental, ce qui serait directement lié à ce critère.
Dans le but de déterminer une méthode, le gouvernement s’active ardemment. Parallèlement, il garantit que cette approche sera conforme à l’adoption de la méthode « Product Environmental Footprint » (PEF), soit la mesure de l’impact environnemental d’un produit, par la Commission européenne.
Le calcul du coût environnemental des biens prendra en compte « leur cycle de vie », de leur production à leur recyclage après usage. Les bases de ce système de coûts environnementaux, définies par Bruxelles, sont ce sur quoi le gouvernement affirme se fonder. Chaque cost intègre des points d’impact nuisant au climat, sapant la biodiversité et consommant les ressources naturelles, l’eau notamment.
Le gouvernement compte aussi inclure « trois impacts additionnels » : l’emploi de produits chimiques, la dispersion de microfibres et « l’exportation de vêtements à l’étranger une fois utilisés », soit le devenir des articles rejetés et fréquemment expédiés hors de France.
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