Une image iconique d’un surfeur, une vague déchainée et un postérieur féminin symbolise le site de Teahupoo en Polynésie française, lieu des épreuves de surf des Jeux de Paris, qui se dérouleront du 27 au 31 juillet. Cette représentation, popularisée par un fabricant bien connu de sandales de plage, était courante dans les années 80. Le personnage anonyme, connu sous le nom de « Reef girl », était présent sur de nombreux posters dans les chambres d’adolescents. Cette illustration commerciale souligne le fait que le monde du surf, malgré sa réputation décontractée, a longtemps manqué d’égalité entre hommes et femmes. Comme le souligne Adolphe Maillot, un anthropologue, « le visage représente l’identité, et la femme est réduite à n’être qu’un corps, ou plutôt un postérieur ».
Durant les années 1990, une évolution est observée avec Roxy, la version féminine de la marque Quiksilver, qui a contribué à donner une place aux femmes dans le surf. Cependant, l’accent était davantage mis sur l’esthétique féminine que sur la performance athlétique pour obtenir des contrats de sponsorisation.
La surfeuse californienne Bianca Valenti, reconnue comme l’une des meilleures dans les grands surfs et militante pour les droits des femmes dans ce sport, a révélé qu’ « même si je gagnais toujours, les hommes et les femmes qui avaient l’allure de modèles gagnaient plus que moi ». Le milieu du surf a longtemps été un « terrain de jeu pour les hommes ».
La discrimination a constitué un obstacle majeur dans de nombreux parcours professionnels. Johanne Defay, la surfeuse française qui participera aux Jeux Olympiques de 2024, a également connu une période difficile après avoir été abandonnée par son sponsor. « Je me trouvais à l’apogée de ma réussite professionnelle, c’était absurde », affirme-t-elle. Elle déplore le fait que ce qui attire l’attention, c’est « la femme au corps séduisant, pas celle qui surfe sur de grosses vagues ».
Cette discrimination ne se limite pas à la carrière professionnelle, elle s’étend jusqu’aux lieux de surf. « Un jour, alors que je surfais à Fort Point, sous le Golden Gate Bridge de San Francisco, un homme m’a déclaré : « Ceci est un lieu de détente réservé aux hommes, je ne veux pas te voir ici, sauf si je sors avec toi, car tu es attirante » », raconte Bianca Valenti. Cette situation n’est malheureusement pas unique. « Lors des compétitions, on constate un grand respect, les hommes reconnaissent que les femmes sont excellentes. Cependant, durant les sessions de surf libre, je remarque des hommes, probablement frustrés de ne pas réussir aussi bien que les filles, qui leur volent la priorité dès qu’une bonne vague se présente », s’insurge Joan Duru, le dernier surfeur français qualifié pour les Jeux Olympiques.
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