×
google news

Imprimante 3D: 10 ans d’utilisation

Nombreux adolescents fantasment sur une salle de jeu comme celle de Ludovic Vasseur, un véritable trésor de figurines, dont Mario, Daisy, Sangoku, Terminator, Popeye, King-Kong, Pikachu, sans oublier ses précieux legos XXL, trace de son ancien hobby.

Les friands de l’impression 3D tirent grand plaisir de la création de petites sculptures, inspirées des images emblématiques de la culture populaire. Voilà les éléments préférés des nombreux groupes Facebook dédiés à l’impression 3D, avec des plans de fabrication téléchargés en masse sur internet, surpassant largement ceux des pièces de rechange et des objets de décoration. Cependant, il faut noter qu’il y a dix ans, quand Le Monde testait la toute première imprimante 3D pour l’usage grand public à un coût inférieur à 1 000 euros, l’utilisation concrète de cette technologie n’était pas évidente. À cette époque, il était toujours difficile de trouver des plans pour créer ses propres personnages populaires.

Aujourd’hui, malgré le fait que l’impression 3D reste un caprice peu courant surtout comparé à l’achat de smartphones, ce domaine a connu une belle évolution. Les statistiques du cabinet d’études Context, relayées par Le Monde, montrent qu’il y a de nos jours cinq cents fois plus de smartphones vendus que d’imprimantes 3D de base, majoritairement achetées par le grand public. Néanmoins, cette communauté a le vent en poupe : les ventes de ces « mini usines » ont été multipliées par trente entre 2014 et 2022. À présent, 2,5 millions d’exemplaires de ces modèles destinés à un usage grand public sont vendus chaque année.

« Sa propre armée » est donc bien le fruit de ce phénomène.

Technicien, dessinateur de moules, ouvrier qualifié, ingénieur en mécanique… Un grand nombre des passionnés que nous avons interviewés viennent de formations techniques. Ils se sont lancés dans l’impression 3D sans avoir une utilisation précise en tête, simplement attirés par la technologie. Pour Ludovic, la découverte de nouveaux modèles 3D est toujours un plaisir. Le choix de l’impression de figurines leur est venu naturellement, car ces objets sont appréciés de leur entourage. Le plaisir de les créer n’est rien en comparaison à celui d’épater les amis et collègues, ou d’offrir ces pièces uniques lors de retraites, de fêtes des mères ou des célébrations d’anniversaire.

Mais les imprimantes 3D intéressent également les passionnés pour leurs avantages économiques. Les figurines officielles en magasin coûtent souvent plusieurs centaines d’euros. Jeremy Dauphas, administrateur du groupe Facebook « Impression3d entraide et partage », confirme : « quand on les fabrique soi-même, on ne paie qu’une petite fraction du coût réel ». Comme beaucoup d’autres utilisateurs, Jeremy ne craint pas les réactions potentiellement négatives des studios de création. « Du moment que l’on ne revend pas ces objets, ils ne posent pas de problème », assure-t-il.

Seuls les abonnés peuvent lire le reste de cet article, qui est encore 69.86% non lu.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Lire aussi

example 1551
Actualité

Suspect radicalisé arrêté pour agression taxi

23 juillet 2024
Lundi 22 juillet, à Paris, un individu de 30 ans, connu pour ses convictions islamistes radicales, a été inculpé suite à l'agression d'un chauffeur de taxi près du Mans. Les…
example 1545
Actualité

« La Seine, cœur battant de Paris »

23 juillet 2024
Isabelle Backouche est une experte en histoire urbaine qui a concentré ses recherches sur les lettres et plaintes des parisiens du XVIIIe siècle. Ces documents mettent en évidence leur amour…