Catégories: Economie
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8 août 2024 4 h 11 min

« Inquiétudes maladie hémorragique épizootique Sud-Ouest »

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Le virulent virus de l’épizootie hémorragique (EHE) a fait son apparition en France à l’automne 2023 et continue de se propager sans signe visible de diminution. Cette maladie spécifique, non transmissible à l’homme, a une incidence majeure sur certains animaux, en particulier les vaches, et cause des ravages dans les fermes, principalement dans le sud-ouest du pays.

Le ministère de l’Agriculture a dénombré 4 350 foyers de cette maladie dans 20 départements, jusqu’à présent le bilan le plus élevé depuis son apparition en 2023, selon son bulletin mensuel publié le jeudi 1er août. Cette maladie est transmise par des moucherons du genre Culicoides et huit sérotypes distincts du virus ont été identifiés. Elle prospère dans les régions à climat chaud, notamment en France, du fait du réchauffement climatique.

Chez les animaux, cette maladie se caractérise par des troubles du déplacement et de l’alimentation causés par la formation d’ulcères dans la bouche. L’augmentation significative du nombre de veaux mort-nés au cours de l’hiver 2023 est particulièrement préoccupante. « La situation est extrêmement inquiétante », a déclaré Jérôme Bayle, un éleveur de Carbonne, en Haute-Garonne. De nouveaux cas ont été signalés cet été dans le département, dans la même zone que l’année précédente. »

En fin janvier, Bayle et ses collègues éleveurs de cette partie des Pyrénées avaient initié des mouvements de protestation agricoles et plusieurs barrages routiers à travers le pays. Ils exigeaient en priorité le remboursement des coûts engendrés par l’EHE. Une somme de 50 millions d’euros a été allouée pour répondre à cette revendication.

En avril, le gouvernement a déclaré avoir dégagé un budget de 50 millions d’euros destinés à couvrir 90 % des dépenses vétérinaires ainsi que les pertes découlant de la mort d’animaux. Dans le département de la Haute-Garonne uniquement, environ 450 éleveurs ont reçu un soutien financier totalisant 8,5 millions d’euros. L’apparition de foyers de MHE a entraîné des mesures spécifiques de prévention et de contrôle dans un rayon de 150 kilomètres et a nécessité une cessation des exportations.
Christophe Rieunau, vice-président de la Chambre d’agriculture du Tarn, révèle que le niveau d’attention est à son apogée dans son département. De nouveaux cas sont apparus, ce qui est alarmant compte tenu de leur arrivée précoce. De nombreux éleveurs ont été contraints de tuer leurs animaux pour obtenir des liquidités. Rieunau exprime sa crainte d’une recrudescence de la maladie.
Comme il n’existe pas encore de vaccin efficace contre la MHE en France, les éleveurs d’Ariège sont également préoccupés. En mars, 750 d’entre eux étaient touchés, et 275 foyers étaient infectés. Selon le président de la Chambre d’agriculture d’Ariège, Philippe Lacube, trois premiers cas ont été identifiés fin juillet. Ils craignent que les marchés de veaux soient à nouveau fermés à l’automne. De plus, la fièvre catarrhale ovine (FVO), qui peut être traitée avec un vaccin, est également apparue et a affecté plus de 130 troupeaux de moutons en Ariège.

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