Parallèlement à l’intrigue d’un feuilleton estival, l’achat de l’hebdomadaire Marianne, qui a été officialisé en avril par Denis Olivennes, adjoint du milliardaire Daniel Kretinsky, continue de connaître des revirements inattendus. En raison de l’impasse sur la vente du magazine, qui a été fondé en 1997 par Jean-François Kahn et Maurice Szafran, le groupe CMI France a récemment révélé que les discussions exclusives avec le groupe Otium de Pierre-Edouard Stérin, un souverainiste et catholique dévoué, ont été abandonnées. Denis Olivennes a confirmé cette décision par le biais d’un courriel envoyé jeudi 18 juillet au Comité social et économique et à la Société des rédacteurs de Marianne (SRM).
Juste deux jours avant le premier tour des élections législatives anticipées, l’équipe de rédaction de Marianne avait fait grève le 28 juin, pour protester contre la vente du magazine à M. Stérin. Les révélations du journal Le Monde le 26 juin, illustrant les liens entre Pierre-Edouard Stérin, Marine Le Pen et le Rassemblement national (RN) par l’intermédiaire du financier François Durvye, ainsi que ses plans pour soutenir des candidats aux législatives sous l’étiquette RN LR, avaient suscité des inquiétudes internes. Néanmoins, moins d’une semaine plus tôt, le vendredi 21 juin, la même équipe de rédaction avait voté non à 60,3% à la question « La rédaction devrait-elle s’opposer à l’achat par Pierre-Edouard Stérin, indépendamment des garanties d’indépendance obtenues ? »
Une grande partie des journalistes pensaient que les mesures d’indépendance qu’ils avaient obtenues, comme l’approbation de la rédaction de leur directeur et leur représentation dans le futur conseil d’administration, les protégeraient des éventuelles incursions de leur futur actionnaire. Cependant, une minorité pensait que le contraste entre les valeurs fondamentales du magazine et M. Stérin était encore trop prononcé.
Entreprise Partiale
Suite à la publication d’une série d’articles exposant l’engagement politique des proches de M. Stérin en faveur de l’union des droites, la SRM a déclaré le 27 juin que ce qui semblait être un engagement idéologique personnel, s’avérait être une entreprise partiale, ce qui rendait les mesures d’indépendance obtenues par la rédaction insuffisantes pour exercer leur métier en toute tranquillité. Par conséquent, la SRM a demandé à CMI France de chercher de nouveaux acquéreurs capables d’assurer l’indépendance éditoriale du titre et sa stabilité économique.
Entre temps, Jean-Martial Lefranc, un entrepreneur de 62 ans, continue de se présenter comme une solution de rechange viable et s’est efforcé de le prouver depuis le mois d’avril. Il a rencontré Natacha Polony, la directrice de la rédaction de Marianne, le lundi 8 juillet. Puis, accompagné par le banquier d’affaires Philippe Englebert, ancien conseiller d’Emmanuel Macron, il a tenté de rassurer sur sa solvabilité financière et son projet éditorial en discutant avec plusieurs représentants de la SRM le mercredi 10 juillet.
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