La filiale grand public de Sanofi, Opella, connue pour des médicaments et compléments alimentaires, comme le Doliprane, Lysopaïne, Dulcolax, Maalox et Novanuit, pourrait bientôt changer de main par l’acquisition d’un fonds d’investissement ou par une introduction en bourse. Alors que la forme précise de la séparation n’est pas encore déterminée, la séparation, annoncée pour octobre 2023, est certaine. Elle fait partie d’un plan de transformation global que Paul Hudson, le directeur général de l’entreprise, a initié.
Depuis sa prise de fonction à la tête de la société pharmaceutique en septembre 2019, Hudson a entrepris une série d’importantes restructurations. Le départ d’Opella de l’organisation de Sanofi n’est pas une coïncidence. Bien que la division grand public soit rentable, comptant pour environ 12% du chiffre d’affaires total de l’entreprise, elle n’est plus en phase avec les objectifs du directeur général. Hudson est déterminé à concentrer les ressources de l’entreprise sur le développement de médicaments brevetés novateurs, qui sont beaucoup plus rentables. Sa vision principale est de faire de Sanofi un leader mondial dans le domaine de l’immunologie, une position renforcée par le succès actuel de leur produit phare, le Dupixent.
Lorsqu’il assume le rôle de capitaine du gigantesque navire qu’est Sanofi, fort de plus de 100 000 employés à l’époque (contre près de 86 000 estimés pour la fin de 2023), Paul Hudson se voit confier la mission de simplifier la stratégie et l’infrastructure du groupe, le but étant de le replacer au sommet face à ses rivaux. De plus, il a pour objectif de stimuler une action en Bourse autrefois languissante. Pour propulser la croissance de l’entreprise et augmenter sa marge opérationnelle, Hudson, l’ancien directeur de Novartis, parie sur une refonte radicale de l’entreprise. Il va jusqu’à tailler dans les branches les moins rentables, comme il l’a déjà fait avec la chimie, en créant une société distincte dédiée aux ingrédients actifs (Euroapi).
Toutefois, avec ce qui se profile comme une des transactions les plus significatives à venir dans le secteur pharmaceutique, Sanofi passe à une autre échelle. Opella représente un chiffre d’affaires de 5,2 milliards d’euros en 2023, un bénéfice net de 1,4 milliard d’euros, une centaine de marques vendues dans le monde entier, et treize sites de production, dont deux en France, à Lisieux (Calvados) et Compiègne (Oise).
La transaction ne devrait pas avoir lieu avant le quatrième trimestre 2024 « au plus tôt », néanmoins la planification s’accélère déjà. En même temps que les préparations pour une possible introduction en bourse, Sanofi aurait initié au début du mois de juin un appel d’offres pour la vente de cette division de santé au grand public, dont la valeur est estimée à 20 milliards de dollars (18,3 milliards d’euros), selon l’agence Bloomberg. Les potentiels acquéreurs seraient invités à soumettre leurs offres indicatives dans les prochains jours.
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