Catégories: Economie
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16 juin 2024 20 h 06 min

« Remplacement chaotique d’airbags Citroën défectueux »

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Chaque possesseur de voiture a sa propre expérience. Cependant, les récits individuels recueillis par Le Monde s’accordent à dire que le rappel de 250 000 voitures Citroën C3 et DS3, équipées d’airbags possiblement défectueux de la marque japonaise Takata en France avec une demande d’immobilisation, a engendré un grand désordre.
Des obstacles réguliers pour s’enregistrer sur la plateforme numérique de Stellantis, des concesssionaires submergés, mal informés ou temporisant et un manque de solutions alternatives et d’indemnisations financières pour ceux qui utilisent leur véhicule tous les jours. Les victimes principalement localisées dans le sud de la France, à partir d’a ligne reliant Clermont-Ferrand à Lyon, décrivent la situation chaotique de devoir cesser abruptement l’utilisation de leur voiture.
Certains s’en sont sortis plutôt bien, comme Marie-Clémence Balle, résidant entre Manosque et Saint-Martin-de-Brômes, dans les Alpes-de-Haute-Provence. « Mes airbags ont été changés en trois semaines… Quand j’entends que pour certains, l’attente peut s’étendre sur plusieurs mois, je réalise ma bonne fortune », dit-elle.
Mais pour l’énergique femme de septante ans, tout n’a pas été facile. Lorsqu’elle reçoit une lettre recommandée le 15 mai lui demandant d’arrêter immédiatement d’utiliser sa C3 de 2010, elle panique. Car dans ce département alpin mal desservi par les transports en commun, disposer de sa C3 est indispensable.
« Renouvellement de voiture ».

La note de l’entreprise de fabrication automobile, qui débute de façon singulière par « Cher Monsieur », détaille que les coussins gonflables de son véhicule pourraient se dégrader, mettant potentiellement en danger la conductrice et les passagers avec un risque d’entraîner de graves blessures, voire la mort. Elle décrit l’expérience comme étant particulièrement stressante. Malgré la situation, la commerçante retraitée continue de conduire, mais le moins possible. Elle relate qu’elle a roulé pendant trois semaines comme dans le film « Le Salaire de la peur », où Yves Montand transporte de la nitroglycérine par camion, terrifiée à chaque ralentisseur.

Marie-Clémence Balle, comme de nombreuses autres personnes, a reçu une lettre type de deux pages de la part de la direction des pièces et services de Citroën, avec un code QR et une adresse web menant à une page d’inscription. Elle doit saisir les 17 numéros de série de son véhicule. Elle a choisi de contacter le service clientèle et a conversé avec une personne qui semblait ne pas être au courant de la situation et lui a demandé de lui réciter le contenu de sa lettre. Beaucoup de personnes racontent également avoir eu à faire face à une procédure numérique compliquée, qui se bloque sans raison apparente et qu’il faut répéter plusieurs fois avant de pouvoir la finaliser.

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