Joe Biden était initialement perçu comme un « pontife de la transition », un président américain dédié à la guérison d’un pays profondément divisé à la suite des présidences de Barack Obama et Donald Trump. Cependant, ce politicien âgé, qui a été élu pour la première fois au Sénat en 1973, s’est révélé être un réformateur profond. Il a bouleversé l’économie américaine avec d’importants plans de réindustrialisation et de solides mesures sociales, allant de l’aide dans le contexte du COVID-19 à la réduction du coût des médicaments et à l’annulation d’une part de la dette étudiante. Tout cela à un coût élevé : une inflation sans précédent en plus de quarante ans et un déficit budgétaire stupéfiant de 6,3% du PIB, malgré un taux de chômage inférieur à 4% de la population active.
Joe Biden s’imagine comme le successeur de Franklin Roosevelt, le 32e président américain et architecte du New Deal des années 1930, qui a conduit son pays hors de la crise économique de l’époque et de la guerre, laissant un pays transformé produisant la moitié du PIB mondial. Il cherche à emboîter le pas à Lyndon B. Johnson, le successeur moins connu de John Fitzgerald Kennedy (35e président), qui a promulgué des droits civiques et sociaux avec sa Great Society, mais qui a également généré la stagflation en s’enlisant dans la guerre du Vietnam.
En Europe, et plus particulièrement en France, une certaine fascination se dégage pour le président Biden qui n’hésite pas à faire ce que les Européens aimeraient accomplir : soutenir massivement leur industrie, imposer des tarifs douaniers élevés à la Chine, et ignorer les déficits en laissant les marchés s’ajuster. Ceci est largement connu sous le nom de « Bidenomics ».
Pour saisir les principes des « Bidenomics », on doit revenir sur les circonstances qui ont entouré l’élection de Biden avec quatre enjeux en vue. D’abord, regagner le soutien de la classe ouvrière blanche qui avait fortement voté pour Donald Trump lors des élections de 2016, ce qui impliquait un discours proche des travailleurs et en faveur de l’industrie classique.
Ensuite, la mise en place d’un programme à tendance de gauche pour regagner les électeurs de Bernie Sanders, le sénateur socialiste du Vermont, qui avait quitté la campagne de Hillary Clinton. Cela nécessitait une « socialisation » de l’Amérique, avec l’augmentation des salaires et une protection sociale renforcée.
Le troisième volet était de tirer les enseignements de la crise du Covid-19 et l’ascension de l’autoritarisme chinois, qui ont exposé la vulnérabilité incroyable de l’économie américaine avec des chaînes de production dispersées à travers le monde. Enfin, il fallait adopter un programme environnemental fort après le retrait de Trump de l’accord de Paris.
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