Economie
|
13 septembre 2022 16 h 11 min

Quels sont les facteurs qui influencent l’euro ?

Partager

Découvrez les facteurs qui influencent la valeur de l'euro.

L’euro, comme toutes les monnaies, fluctue constamment. Cette fluctuation est causée par plusieurs facteurs, dont certains sont sous le contrôle des économies, tandis que d’autres échappent totalement à leur contrôle.

Tout, de la force relative de la monnaie à sa valeur sur le marché des changes, peut varier à la hausse ou à la baisse en quelques heures, voire quelques minutes. Voici huit facteurs qui influencent et modifient la valeur de l’euro.

Inflation

L’inflation, que ce soit dans les pays de la zone euro ou non, peut augmenter ou diminuer considérablement la valeur de l’euro. Si l’inflation de l’euro est faible, les exportations deviennent plus compétitives et la demande d’euros augmente.

Si l’inflation est élevée, moins de pays voudront acheter des biens, et l’euro sera moins nécessaire, ce qui en diminuera la valeur.

Dette publique

La dette publique, que ce soit au niveau national ou individuel, rend un pays moins attrayant pour les investisseurs. Si la dette publique est énorme, il y a plus de risques d’inflation ; si l’inflation est élevée, elle sera inévitablement remboursée par des euros moins chers à l’avenir.

Dans le pire des cas, les pays peuvent imprimer davantage de monnaie pour rembourser leurs dettes. Bien que cela puisse sembler une bonne idée, dans la pratique, cela fait grimper l’inflation en flèche ; de plus, plus il y a de monnaie, moins elle a de valeur. Le Zimbabwe en est un excellent exemple : il a imprimé des billets d’une valeur de « millions » qui ne suffisaient même pas à acheter du pain.

Commerce

Le commerce est un autre facteur important qui influence la valeur d’une monnaie. Les « termes de l’échange » d’un pays sont le rapport entre les prix des exportations et des importations. Si un pays exporte plus qu’il n’importe, il affiche une économie forte et, par conséquent, une monnaie forte.

En revanche, si un pays importe beaucoup plus qu’il n’exporte, c’est le signe d’une économie faible, d’un faible taux d’emploi, d’un manque d’activité et, par conséquent, d’une monnaie faible. Un exemple simple de ce phénomène est que la monnaie d’un pays sous-développé est beaucoup plus faible que celle d’un pays développé.

Performance économique

Les investisseurs étrangers cherchent toujours à placer leur argent dans des pays qui ont de bonnes performances économiques. Les pays dont les exportations, l’éducation et l’emploi sont élevés et qui comptent de nombreuses entreprises sont plus attrayants pour les investisseurs.

Les pays dont les performances économiques sont médiocres n’ont rien à offrir aux investisseurs et n’ont généralement pas assez de biens ou de services à exporter.

Spéculation

La spéculation est similaire à la performance économique mais ne repose pas sur les mêmes facteurs. On parle de spéculation lorsque les investisseurs font des suppositions très éclairées sur la performance future d’une devise.

Ils utilisent ensuite ces informations pour investir tôt, injectant de l’argent dans une économie et s’assurant un profit si la monnaie s’améliore.

Devises relatives

Parfois, une devise n’a pas besoin de se renforcer pour être plus forte que les autres. Il existe de nombreux exemples de devises devenant dominantes simplement parce que les autres sont devenues plus faibles et moins attrayantes pour les investisseurs.

En 2010 et 2011, le franc suisse et le yen japonais se sont renforcés en raison d’une perte de confiance dans le dollar américain et l’euro. Par conséquent, bien qu’aucune des deux monnaies ne soit une puissance, elles se sont renforcées.

Catastrophe

Bien que moins fréquente, surtout en Europe, la catastrophe a un effet énorme sur la force d’une monnaie. Il peut s’agir d’une catastrophe naturelle, d’origine humaine ou économique, comme une récession ou, comme dans les années 30 et 40, une guerre.

La récession est, malheureusement, plus courante de nos jours et frappe souvent durement les devises. L’euro peut être gravement affecté, même si un seul pays qui l’utilise entre en récession.

Emploi

Comme nous l’avons déjà mentionné, les taux d’emploi ont un impact considérable sur les performances économiques d’un pays et, par conséquent, sur la valeur d’une monnaie. Les investisseurs savent que non seulement leur argent sera utilisé à bon escient, mais qu’il y a suffisamment de personnes employées pour transformer cet investissement en croissance et en profit.

Les États-Unis et la Chine en sont de bons exemples. Leurs populations sont immenses, mais la Chine a connu un taux de chômage moyen de 4,65 entre 2002 et 2022. Le gouvernement américain a commencé à s’inquiéter lorsque le taux de chômage n’était que de 4 % environ.

Cela montre qu’ils ont tous deux des performances économiques exceptionnelles et c’est la raison pour laquelle ils sont considérés comme des géants du commerce.

Les plus lus

Technique de trading à part entière, le trading intraday demande une discipline et une gestion du risque exigeante.

L'Allemand Franck Esser, PDG de SFR depuis 12 ans, serait sur le départ selon Le Figaro. Une décision qui serait liée à l'arrivée de Free Mobile sur le marché.

Le constructeur finlandais des téléphones mobiles, Nokia, vient d'annoncer un plan d'économie pour faire face à la crise, qui entraînera la suppression de 10.000 postes à travers le monde.

Dassault Aviation devrait conclure sa vente de Rafale en Inde dès cette année, d'après les propos d'un de ses principaux dirigeants.

Le groupe français construira un axe de plus de 6 km comprenant notamment un pont.

Orange prépare sa riposte. Alors que Free Mobile doit se lancer dans la téléphonie dans les prochaines semaines, France Télécom aurait déjà prévu des offres très intéressantes.

Le constructeur allemand rappelle dans ses usines, pas moins de 1,3 millions de voitures.

La Bourse de New York a clôturé en baisse ce vendredi. Le Dow Jones a perdu 0,44% sur la journée.

Après avoir quitté Areva en juin 2011, Anne Lauvergeon va s'en aller de GDF Suez.

Après la dégradation de sa note AAA en AA+ et de huit autres pays de la zone euro par Standard and Poor's, la Bourse de Paris démarre la semaine en légère baisse de 0,69% à 3174,33 points. Ce léger recul montre que les marchés avaient déjà anticipé cette dégradation de note.