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Duchesses, au frac de lorraine, le 25 novembre 2010

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Présentation La performance chorégraphique de François Chaignaud et Marie-Caroline Hominal, Duchesses fut présentée au 49 Nord 6 Est – Fonds Régional d’Art Contemporain de Lorraine/Metz le 25 novembre 2010.
Ce spectacle de 30 minutes fut une agréable surprise.
Si le concept avait de quoi faire sourire (du hula hoop nu), le résultat de cette étrange chorégraphie fut tout à fait convaincant.

Dispositif scénique Le dispositif scénique, à la fois chaleureux et froid plonge immédiatement le public dans une ambiance conviviale et en même temps tendue.
En effet, une multitude de petits coussins colorés, posés à même le sol, en rang d’oignon, invitent les spectateurs à s’asseoir à même le sol de façon très décontractée.
Néanmoins deux blocs gris/blancs, froids, massifs et industriels se tiennent devant le public, juste au-dessus de notre regard, et s’érigent de façon inquiétante.
Un début choc Quant au début du spectacle, il n’a rien d’apaisant : les danseurs entrent en scène, complètement nus.
Ils prennent place chacun sur un bloc.

Un grand frisson grandit dans l’assemblée surprise et mal à l’aise.
L’absence totale de musique au début de la performance participe au malaise ambiant.
Une nudité qui s’efface Pourtant, au fur et à mesure de cette performance, alors que doucement la musique entre en scène, la nudité des danseurs se fait complètement oublier.
Et même s’il est vrai qu’il est encore assez rare qu’un sexe d’homme soit exhibé dans une représentation artistique (alors que le sexe de la femme est d’une banalité convenue dans l’histoire des arts), le regard du spectateur est plutôt dirigé vers le mouvement hypnotique du hula-hoop que sur les parties intimes des protagonistes.
Mais pourquoi le hula hoop ? Pourquoi avoir choisi d’être totalement nu ? François Chaignaud explique ces choix : « Entre extase aride, méditation radieuse et hypnose cruelle, Duchesses explore une danse invraisemblable, souveraine et prisonnière à partir du jeu le plus ancien de l’humanité: le hula hoop.
Symbole de libération sexuelle, il devient pour Duchesses un outil de chorégraphie, instantané et incessant, sans passé, ni futur – un véhicule universel à deux roues.
« 

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