Dans son dernier rapport publié mercredi, l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) demande à ce que des mesures soient prises pour réduire les risques de tumeurs au cerveau dû à l’utilisation des téléphones mobiles.

L’agence environnementale reconnaît que les scientifiques sont divisés sur l’implication de l’utilisation des téléphones portables au quotidien dans les cas de tumeur au cerveau, mais indique néanmoins que le principe de précaution doit prévaloir.
Ce sujet fait débat depuis un certain nombre d’années en fonction des nouvelles études publiées ou lors d’implantation de nouvelles antennes-relais, notamment près d’écoles où de nombreux cas de tumeurs chez des enfants ont été découverts.
Plusieurs études ont démontré que l’utilisation intensive de téléphone portable avait un impact direct sur le développement de tumeur au cerveau, comme on peut le voir dans cette étude qui révèle une activité importante du cerveau aux radiofréquences. Mais d’autres études reviennent également souvent sur le devant de la scène pour prouver le contraire. Qui croire ?
L’Agence européenne pour l’environnement préconise donc de réduire au maximum l’exposition de la tête aux rayonnements des téléphones portables, en utilisant notamment de manière plus systématique les kits mains-libres. Elle conseille également de changer d’oreille toutes les 2 minutes lors de longues conversations et d’éviter de téléphoner en voiture, où le passage d’un antenne-relais à une autre exposerait davantage les personnes aux rayonnements.
Il faut souligner que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), dépendant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a classé en 2011 les ondes électromagnétiques dans la catégorie des « cancérogènes possibles pour l’homme« . La prudence reste donc de mise…