Infos.fr » Médias http://www.infos.fr L'actualité du jour Mon, 27 Apr 2015 21:55:03 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.7.1 Obama épingle Hillary Clinton devant la pressehttp://www.infos.fr/obama-epingle-hillary-clinton-devant-la-presse-132685.html http://www.infos.fr/obama-epingle-hillary-clinton-devant-la-presse-132685.html#comments Sun, 26 Apr 2015 07:18:16 +0000 http://doc-1y6lv

Crédit AFP - By YURI GRIPAS

Le président Barack Obama n'a pas épargné Hillary Clinton, ses alliés et rivaux samedi soir devant la presse et le tout-Washington réunis pour assister à un dîner traditionnel immuable consistant à se moquer de tous avec une pointe d'autodérision.

Le président américain s'est plié à l'exercice qui vise à faire rire à ses dépens, devant un parterre de célébrités lors du dîner annuel de l'Association des correspondants de la Maison Blanche organisé pour l'avant-dernière fois avant l'élection présidentielle de 2016.

Parmi les prétendants à sa succession, Hillary Clinton - battue par Obama lors des primaires démocrates de 2008 - n'a pas été épargnée, le président ridiculisant le ton plutôt modeste qu'elle a voulu donner à sa campagne en se lançant à la rencontre des "Américains ordinaires" dans l'Iowa à bord d'un minibus.

Les temps son durs, a-t-il dit. "J'ai une amie, qui, il y a quelques semaines, gagnait des millions de dollars par an, et qui vit maintenant dans un van dans l'Iowa".

Evoquant le peu de temps qu'il lui reste à la présidence, Barak Obama a plaisanté : "Mes conseillers m'ont demandé, +M. le Président, avez-vous une dernière liste de voeux ? J'ai dit, bon, J'ai quelque chose qui rime avec une liste de voeux". "Action présidentielle sur l'immigration ? Nouvelles règles sur le climat ?".

Avec AFP

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Bébé royal: la presse britannique moins intrusive qu’avanthttp://www.infos.fr/bebe-royal-la-presse-britannique-moins-intrusive-quavant-131509.html http://www.infos.fr/bebe-royal-la-presse-britannique-moins-intrusive-quavant-131509.html#comments Mon, 20 Apr 2015 06:07:27 +0000 http://doc-1u2i2

Cachez ce bébé royal que je ne saurais voir: très intrusive par le passé, la presse britannique couvre, depuis la mort de Diana, l'actualité royale avec une distance respectueuse, dont profitera également le dernier-né attendu sous peu.

Lorsque le prince William et son épouse Kate vont apparaître, comme le veut la tradition, sur le perron de l'hôpital St Mary, avec leur nouveau-né dans les bras, les photographes du monde entier auront quelques minutes pour se déchaîner.

Et faire le plein d'images, avant que le rideau tombe de nouveau pour de long mois, si l'on en croit l'exemple du frère aîné.

George, le premier enfant du couple, approche allègrement de ses deux ans. Mais hormis quelques rares photos très officielles et des sorties publiques encore plus rares, son intimité est parfaitement protégée... et respectée.

"Les gens ont peut-être une idée un peu obsolète de la meute de correspondants royaux. Ils pensent qu'on continue à se cacher dans les buissons comme il y a vingt-cinq ans. La réalité c'est que la presse britannique est devenue très respectueuse envers la famille royale, frileuse même, diront certains", souligne Richard Palmer, correspondant royal pour le Daily Express.

Ce ne fut pas toujours le cas, notamment dans les folles années 1980 où les frasques des jeunes "royals" ont fait le miel de la presse à scandales.

La mort de Lady Diana dans l'accident d'une Mercedes pourchassée par les paparazzi, en 1997 à Paris, a tout changé. Traquer la famille royale comme avant est dès lors devenu impossible car jugé indécent.

"Les journaux étaient soucieux de ce qu'allaient penser leurs lecteurs. Ils craignaient qu'ils disent: oh mon Dieu, va-t-on infliger à ce couple (Kate et William) le même traitement que celui infligé à Diana?", analyse Palmer.

"Les lecteurs ne veulent pas qu'on aille trop loin", abonde Simon Perry, correspondant à Londres pour le magazine américain People.

- Introuvables photos volées -

Dans un réflexe défensif, les médias ont donc mis la pédale douce. En parallèle, une formidable machine de communication s'est mis en branle du côté de Buckingham et Kensington Palace pour verrouiller l'accès à la reine, aux princes et aux princesses, et contrôler leur image, parfois jusqu'à l'excès.

Trouver une photo volée de William, Kate ou de "gorgeous" George dans la presse britannique est devenu rarissime. Lorsque des clichés de la Duchesse seins nus en Provence sont apparus dans un magazine français en 2012, ce fut la panique. Mais si internet permet d'abolir certaines frontières et que le public britannique a donc eu accès à ces images, personne n'a osé les publier au Royaume-Uni.

"Les photos de paparazzi se vendent en Europe ou aux Etats-Unis mais plus ici. Beaucoup de photographes ont perdu un moyen de faire de l'argent", souligne Judy Wade, correspondante royale du magazine Hello!

Les rares tentatives sont vite découragées. Un photographe, soupçonné de suivre le petit George et sa nounou espagnole dans les parcs de Londres, a aussitôt reçu une mise en demeure des parents.

Le jeune couple est particulièrement jaloux de son intimité. Tout comme son frère Harry, le prince garde une forte rancoeur envers la presse. "A ses yeux, elle est responsable" de la mort de sa mère, souligne Judy Wade.

Plus beaucoup de photos indiscrètes donc, et presque plus de mots non plus, depuis l'éclatement au grand jour, en 2011, du scandale des écoutes téléphoniques, qui a conduit à la fermeture du tabloïd de Robert Murdoch, The News of the World.

La mise sous verrous de plusieurs journalistes, reconnus coupables d'avoir piraté les boîtes vocales de Kate et William, ont fini par convaincre la presse britannique que les temps avaient décidément changé.

Depuis, l'actualité royale est surtout commentée sous un angle résolument positif, avec un ton qui frise parfois la révérence.

Avec AFP

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Radio France: le travail reprend, ouverture de nouvelles négociationshttp://www.infos.fr/radio-france-le-travail-reprend-apres-une-tres-longue-greve-130865.html http://www.infos.fr/radio-france-le-travail-reprend-apres-une-tres-longue-greve-130865.html#comments Thu, 16 Apr 2015 04:59:22 +0000 http://doc-1r62j

Crédit AFP - By PATRICK KOVARIK

Au sortir d'une grève historique, le travail reprenait jeudi à Radio France où va désormais s'ouvrir une nouvelle phase de négociation délicate entre médiateur, direction et syndicats puisqu'elle fixera la feuille du route du groupe pour les 5 prochaines années.

Dans les couloirs de la Maison ronde et au studio 105, épicentre de la contestation, on a commencé à décoller les affichettes avec la mention "Radio France en grève".

Jeudi à 13H00, le plus long conflit social de l'histoire du groupe, menée depuis le 19 mars contre les restrictions budgétaires, la mutualisation des programmes de France Bleu et pour la sauvegarde de l'emploi, a pris officiellement fin. La veille, la CGT et les salariés encore grévistes ont voté la fin du conflit, qui a coûté un million d'euros par semaine, rejoignant les quatre autres membres de l'intersyndicale (CFDT, FO, SUD et Unsa).

Sur les antennes du groupe, plus ou moins perturbées par ce mouvement, les programmes normaux remplacent désormais les play-list musicales qui ont occupé les ondes durant un mois. "Je suis heureuse, c'est la joie des retrouvailles. C'est un autre ton que les radios privées", se réjouit une auditrice fidèle de France Inter.

Si des radios comme France Info et France Inter ont assuré quelques tranches d'information et quelques émissions durant le conflit, France Culture, dont 90% des programmes n'ont pas été diffusés, a retrouvé une matinale complète jeudi.

"On est tous soulagés de reprendre le match; on est heureux de retrouver l'antenne et les auditeurs", indique à l'AFP Erik Kervellec, directeur de la rédaction de France Info.

"En apparence, c'est redevenu normal mais il risque d'y avoir des poches d'énervement", nuance Valeria Emanuele, journaliste à France inter, élue SNJ et non gréviste, en référence aux 44 stations du réseau France Bleu.

"Certains (à France Bleu, ndlr) nous ont dit : +à Paris, vous nous voyez pas. C'est nous qui morflons pour vous+. Et ça c'est embêtant", juge-t-elle à propos du clivage Paris-province mis en lumière par ce mouvement.

Outre le projet de mise en commun d'une partie des programmes du réseau France Bleu, les quelque 300 réductions d'effectifs envisagées par la direction vont être abordés lors d'une seconde phase de négociation, toujours en présence du médiateur nommé par le gouvernement.

Sans oublier les questions délicates en suspens comme le coût des travaux de rénovation de la Maison ronde (près de 600 millions d'euros) et le "redimensionnement" des deux orchestres alors que le groupe public a annoncé un budget en déficit de 21,3 millions d'euros en 2015.

- 'Nombreux enseignements' pour Gallet -

Ces négociations doivent mener d'ici l'été à la signature du contrat d'objectifs et de moyens (COM), feuille de route de Radio France pour les années 2015-2019.

Le médiateur, Dominique-Jean Chertier, devra également renouer les fils du dialogue entre la direction et les syndicats qui ne considèrent plus Mathieu Gallet comme un interlocuteur.

Contactée par l'AFP, la direction, n'a pas souhaité réagir pour le moment.

Jeudi à la mi-journée, dans un courrier interne aux collaborateurs consulté par l'AFP, le PDG de Radio France a dit avoir, "à titre personnel", "tiré de nombreux enseignements des événements de ces dernières semaines, notamment la nécessité de faire évoluer la gouvernance de l’entreprise et de réinventer les formes du dialogue au sein de Radio France".

"Accompagné par le médiateur, je rencontrerai les organisations syndicales représentatives afin de définir une méthode commune de dialogue, respectueux et équilibré, pour construire les bases du prochain Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) avec l’Etat", ajoute celui dont les méthodes de management ont été éreintées pendant la grève.

Malgré une fin de conflit où ils sont apparus divisés, les syndicats, réunis jeudi matin en intersyndicale, assurent qu'ils vont "travailler ensemble", a déclaré à l'AFP le délégué Unsa, Philippe Ballet.

"On a besoin d'échanger un maximum avec les salariés pour bien leur dire qu'on entre dans une autre phase", ajoute-t-il alors que certains estiment qu'on leur a "volé la grève".

De son côté, Fleur Pellerin, qui s'est félicitée "de la sortie du conflit", a annoncé que le médiateur commencerait la deuxième partie de sa mission, "qui doit permettre de penser l'avenir", dès vendredi matin.

Avec AFP

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Le journal La Marseillaise devrait se sauver au prix d’une coupe franche dans ses effectifshttp://www.infos.fr/la-marseillaise-devrait-se-sauver-mais-perdra-plus-de-40-de-ses-effectifs-130684.html http://www.infos.fr/la-marseillaise-devrait-se-sauver-mais-perdra-plus-de-40-de-ses-effectifs-130684.html#comments Wed, 15 Apr 2015 05:18:36 +0000 http://doc-1q6yh

Crédit AFP/Archives - By Boris Horvat

Le quotidien du Sud-Est La Marseillaise, en redressement judiciaire depuis fin novembre, sera fixé sur son avenir mercredi. Si la sauvegarde du titre semble acquise, elle se fera au prix d'importantes suppressions d'emplois, un "déchirement" pour ce journal engagé à gauche depuis sa création il y a 70 ans.

"J'attends la décision du tribunal" de commerce de Marseille, avance prudemment le secrétaire départemental du PCF, Pierre Dharréville, qui a porté - à titre personnel, précise-t-il d'emblée - avec Les Editions des Fédérés qu'il dirige, la seule offre de reprise encore en lice.

Malgré une volonté de développement, la reprise passera par un difficile plan de suppression d'emplois: les éditions des Fédérés ne reprennent que 117 postes sur 208 actuellement.

Lors de la dernière audience devant le tribunal de commerce, le parquet comme l'administrateur judiciaire ont apporté leur soutien à cette offre, ce qui laisse augurer d'une issue favorable.

L'élément décisif a été le soutien du Fonds de développement économique et social -un prêt, souligne M. Dharréville-, qui a permis d'alléger d'autant le soutien bancaire nécessaire.

"L'essentiel, si le tribunal en décide, c'est que La Marseillaise va continuer à vivre, à produire une information locale. (...) Que ce journal vive, c'est ce qui a déterminé mon engagement", explique M. Dharréville, défendant un quotidien - issu de la Résistance et longtemps d'obédience communiste - "qui participe grandement à la pluralité de la presse".

Le premier numéro de la Marseillaise, baptisé "organe du Front national de lutte pour la libération de la France", un mensuel à la publication irrégulière, était sorti sous le manteau, le 1er décembre 1943, tiré à 5.000 exemplaires pour "regrouper les patriotes, transmettre les vraies nouvelles".

Un an plus tard, à la libération de la cité phocéenne en août 1944, "la Marseillaise de la victoire" était vendue à la criée sur le Vieux-Port, à deux pas de l'immeuble qui abrite toujours la rédaction et l'imprimerie.

Communiste pur et dur à ses débuts, le journal avait ouvert sa ligne éditoriale à la fin des années 90 mais en revendiquant toujours son statut de journal d'opinion, de gauche, engagé aux côtés de la classe ouvrière et dans les guerres de décolonisation.

Malgré l'arrivée de M. Dharréville, responsable communiste, "on ne va pas devenir un journal d'appareil", assure Nathalie Fredon, élue SNJ-CGT, "le journal va rester ce qu'il est, ouvert à gauche".

"La première chose que nous avons dite, c'est que nous allons conserver la ligne éditoriale", affirme Pierre Dharréville.

- "déchirement" -

Le projet de reprise s'articule autour de trois axes, détaille-t-il. "le premier, c'est le (support) papier, avec la volonté d'être plus agréable. Un journal, ça a une existence physique".

"Le deuxième, c'est le développement sur internet", poursuit-il, détaillant sa volonté de "faire passer la sensibilité" du quotidien sur ce support.

Le repreneur souhaite enfin développer "la présence du titre dans la société". "On est passé du média de masse au média de lien", observe-t-il, prévoyant des "initiatives", comme des "rencontres".

Le quotidien s'organisera autour de trois grands "pôles" couvrant les six départements de diffusion: une édition pour le Gard et l'Hérault, une autre pour les Bouches-du-Rhône et une troisième pour le Var, le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence.

Le plan de quelque 90 suppressions d'emplois, réparties entre les journalistes, les services centraux et l'imprimerie externalisée, est "un déchirement" pour M. Dharréville.

Il est surtout vécu comme "une épreuve" par les salariés, explique Mme Fredon. "On est confronté à cette injonction paradoxale, insupportable quelque part: on va perdre des collègues, des amis qui se sont battus pour sauver ce titre", déplore-t-elle.

Les salariés, les organisations syndicales et les responsables politiques de gauche se sont mobilisés pour sauver le journal que beaucoup, il y a trois semaines seulement, voyaient disparaître.

Mais "le premier soutien, décisif, a été celui des lecteurs", explique M. Dharréville qui souligne leurs "importantes manifestations d'attachement".

Avec AFP

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Radio France: 27e jour de grève, visite surprise de Fleur Pellerinhttp://www.infos.fr/radio-france-27e-jour-de-greve-visite-surprise-de-fleur-pellerin-130517.html http://www.infos.fr/radio-france-27e-jour-de-greve-visite-surprise-de-fleur-pellerin-130517.html#comments Tue, 14 Apr 2015 05:06:47 +0000 http://doc-1p8ng

Une nouvelle assemblée générale des salariés de Radio France est prévue ce mardi après-midi, après 27 jours d'une grève que le médiateur nommé par le gouvernement n'est toujours pas arrivé à dénouer malgré trois jours de consultations marathon.

La grève a été reconduite lundi par les salariés mais une rencontre surprise dans la soirée entre la ministre de la Culture et les syndicats pourrait faire évoluer la situation.

Déçus par les propositions du médiateur nommé jeudi par le gouvernement pour débloquer le conflit, les syndicats avait, en parallèle au vote de la grève, écrit à Fleur Pellerin pour lui demander que la médiation soit prolongée.

Lundi soir, au 26e jour du conflit le plus long qu'ait connu Radio France, "la ministre a pris l'initiative de se rendre à Radio France pour dire aux organisations syndicales que le texte posait les bases d'une sortie rapide du conflit. Et qu'il permettait d'engager, dans un deuxième temps, le travail pour les différentes réformes à conduire pour Radio France", indique-t-on au ministère de la Culture.

"Fleur Pellerin a tenu à souligner qu'elle se portait garante du dialogue social et du retour à la confiance", a-t-on ajouté à propos de cette réunion à laquelle participait le PDG de Radio France Mathieu Gallet.

"Elle n'est pas venue pour négocier mais pour expliquer et échanger", a précisé à l'AFP une source proche du dossier.

"On avait des problèmes sémantiques sur quelques points, elle est venue nous rassurer. Elle s'est déplacée, elle nous a entendus, c'est un signe fort même si ça ne préjuge pas de l'AG de demain à 15H00", a réagi Jean-Eric Ziolkowski, de la CFDT.

Contactée par l'AFP, la direction n'a pas souhaité faire de commentaire.

Mathieu Gallet et les représentants de l'intersyndicale de Radio France devaient être auditionnés mardi après-midi au Sénat.

- Dilemme -

Lundi après-midi, la poursuite de la grève a été adoptée à une large majorité (moins 12 voix contre et 26 abstentions) en assemblée générale, après d'intenses débats une partie de la journée et une interruption de l'AG pour consulter les antennes locales de Radio France.

Signe que le conflit était à un tournant, des membres du personnel s'étaient massés dans les couloirs et devant les portes de la salle de l'AG pleine à craquer pour suivre les débats.

Certains élus syndicaux ont exprimé la crainte d'un pourrissement du mouvement si la grève était reconduite, notamment à l'approche des vacances scolaires.

Autre inquiétude: selon les syndicats, le médiateur Dominique-Jean Chertier, a conditionné dimanche la poursuite de sa mission à l'approbation par les représentants des salariés des propositions qu'il a laissées sur la table, après trois jours de consultations marathon.

Un "ultimatum" qui a crispé certains grévistes qui ont vu là une forme de "chantage".

"Si le médiateur part, la direction est renforcée. On prend un risque si on ne sort pas de cette grève aujourd'hui", avait souligné Philippe Ballet, délégué Unsa. Le syndicat, désormais favorable à la reprise du travail, s'est toutefois rallié au vote de l'AG.

D'autres salariés se sont inquiétés de l'image de Radio France que donne ce mouvement à l'extérieur.

Pour illustrer le "dilemme" des grévistes, l'un des participants à l'AG a cité la phrase du dramaturge allemand Bertolt Brecht: "Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu".

Après presqu'un mois de grève contre "les difficultés budgétaires" et pour "la défense de l'emploi", le conflit commence aussi à peser sur les finances de certains salariés. Et ce malgré la mise en place d'une caisse commune qui a collecté plus de 100.000 euros.

Désormais, "bien malin celui qui peut dire quelle sera l'issue du conflit", a confié à l'AFP une journaliste sous couvert d'anonymat.

"On ne comprend par grand chose à ce mouvement", a-t-elle ajouté, s'estimant "prise en otage par une poignée de salariés". Selon la direction, on comptait 4,1% de grévistes lundi.

La principale pierre d'achoppement des négociations demeure le projet de mutualisation des programmes des 44 stations du réseau France Bleu, prévu dans le "plan stratégique" présenté par le PDG Mathieu Gallet, ces radios craignant d'y perdre leur identité locale.

Avec AFP

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Malgré la médiation, Radio France vote un 27e jour de grèvehttp://www.infos.fr/greve-a-radio-france-le-personnel-se-prononce-pour-ou-contre-130353.html http://www.infos.fr/greve-a-radio-france-le-personnel-se-prononce-pour-ou-contre-130353.html#comments Mon, 13 Apr 2015 05:00:33 +0000 http://doc-1p15j

Crédit AFP - By THOMAS SAMSON

Trois jours de discussions avec le médiateur n'y ont rien fait : la grève a été reconduite lundi par les salariés de Radio France pour un 27e jour consécutif, mais une rencontre surprise dans la soirée entre la ministre de la Culture et les syndicats pourrait faire évoluer la situation.

Déçus par les propositions du médiateur nommé jeudi par le gouvernement pour débloquer le conflit, les syndicats avait, en parallèle au vote de la grève, écrit à Fleur Pellerin pour lui demander que la médiation soit prolongée.

Lundi soir, au 26e jour du conflit le plus long qu'ait connu Radio France, "la ministre a pris l'initiative de se rendre à Radio France pour dire aux organisations syndicales que le texte posait les bases d'une sortie rapide du conflit. Et qu'il permettait d'engager, dans un deuxième temps, le travail pour les différentes réformes à conduire pour Radio France", indique-t-on au ministère de la Culture.

"Fleur Pellerin a tenu à souligner qu'elle se portait garante du dialogue social et du retour à la confiance", a-t-on ajouté à propos de cette réunion à laquelle participait le PDG de Radio France Mathieu Gallet.

"Elle n'est pas venue pour négocier mais pour expliquer et échanger", a précisé à l'AFP une source proche du dossier.

"On avait des problèmes sémantiques sur quelques points, elle est venue nous rassurer. Elle s'est déplacée, elle nous a entendus, c'est un signe fort même si ça ne préjuge pas de l'AG de demain à 15H00", a réagi Jean-Eric Ziolkowski, de la CFDT.

Contactée par l'AFP, la direction n'a pas souhaité faire de commentaire.

Mathieu Gallet et les représentants de l'intersyndicale de Radio France devaient être auditionnés mardi après-midi au Sénat.

- Dilemme -

Lundi après-midi, la poursuite de la grève a été adoptée à une large majorité (moins 12 voix contre et 26 abstentions) en assemblée générale, après d'intenses débats une partie de la journée et une interruption de l'AG pour consulter les antennes locales de Radio France.

Signe que le conflit était à un tournant, des membres du personnel s'étaient massés dans les couloirs et devant les portes de la salle de l'AG pleine à craquer pour suivre les débats.

Certains élus syndicaux ont exprimé la crainte d'un pourrissement du mouvement si la grève était reconduite, notamment à l'approche des vacances scolaires.

Autre inquiétude: selon les syndicats, le médiateur Dominique-Jean Chertier, a conditionné dimanche la poursuite de sa mission à l'approbation par les représentants des salariés des propositions qu'il a laissées sur la table, après trois jours de consultations marathon.

Un "ultimatum" qui a crispé certains grévistes qui ont vu là une forme de "chantage".

"Si le médiateur part, la direction est renforcée. On prend un risque si on ne sort pas de cette grève aujourd'hui", avait souligné Philippe Ballet, délégué Unsa. Le syndicat, désormais favorable à la reprise du travail, s'est toutefois rallié au vote de l'AG.

D'autres salariés se sont inquiétés de l'image de Radio France que donne ce mouvement à l'extérieur.

Pour illustrer le "dilemme" des grévistes, l'un des participants à l'AG a cité la phrase du dramaturge allemand Bertolt Brecht: "Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu".

Après presqu'un mois de grève contre "les difficultés budgétaires" et pour "la défense de l'emploi", le conflit commence aussi à peser sur les finances de certains salariés. Et ce malgré la mise en place d'une caisse commune qui a collecté plus de 100.000 euros.

Désormais, "bien malin celui qui peut dire quelle sera l'issue du conflit", a confié à l'AFP une journaliste sous couvert d'anonymat.

"On ne comprend par grand chose à ce mouvement", a-t-elle ajouté, s'estimant "prise en otage par une poignée de salariés". Selon la direction, on comptait 4,1% de grévistes lundi.

La principale pierre d'achoppement des négociations demeure le projet de mutualisation des programmes des 44 stations du réseau France Bleu, prévu dans le "plan stratégique" présenté par le PDG Mathieu Gallet, ces radios craignant d'y perdre leur identité locale.

Avec AFP

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Yémen: Ryad presse Téhéran de cesser d’armer les rebelles chiiteshttp://www.infos.fr/yemen-ryad-presse-teheran-de-cesser-darmer-les-rebelles-chiites-130307.html http://www.infos.fr/yemen-ryad-presse-teheran-de-cesser-darmer-les-rebelles-chiites-130307.html#comments Sun, 12 Apr 2015 15:33:29 +0000 http://doc-1o83i

Crédit AFP - By SALEH AL-OBEIDI

L'Arabie saoudite a pressé dimanche l'Iran de cesser d'"armer" les rebelles chiites qui résistent à sa campagne de bombardements aériens conduite depuis 18 jours au Yémen, où les évacuations d'étrangers se multiplient.

La situation ne cesse de se détériorer dans ce pays pauvre de la Péninsule arabique, où les combats et raids de la coalition arabe menée par Ryad ont fait des centaines de morts et des milliers de blessés en trois semaines, selon l'ONU.

Tout en soulignant que son pays n'était pas "en guerre avec l'Iran", le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, a souhaité que Téhéran cesse d'"aider aux activités criminelles des (rebelles) Houthis contre le régime légitime du Yémen", réclamant l'arrêt de ses "livraisons d'armes".

Partis en septembre de leur bastion de Saada, dans le nord du Yémen, les rebelles chiites contrôlent désormais la capitale Sanaa, des régions du centre et de l'ouest, ainsi que des parties de la ville d'Aden (sud), d'où s'est enfui le président Abd Rabbo Mansour Hadi.

L'Iran chiite a toujours nié envoyer des armes aux rebelles Houthis mais les responsables saoudiens ne cessent de répéter cette accusation. "Nous avons des preuves suffisantes selon lesquelles l'Iran soutient, arme et forme les miliciens", a ainsi déclaré samedi soir le porte-parole de la coalition arabe, le général de brigade Ahmed Assiri.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a répété dimanche que l'Iran n'avait pas de force militaire au Yémen, et démenti des informations de presse annonçant l'arrestation à Aden de deux militaires iraniens.

- 16.000 étrangers bloqués -

Le prince Saoud a de nouveau défendu l'intervention de la coalition de neufs pays arabes lancée le 26 mars, soulignant que Ryad est intervenu "à la demande du président légitime du Yémen", M. Hadi.

Son homologue français Laurent Fabius, venu à Ryad exprimer son soutien, a fait part de la disponibilité de Paris à trouver une solution au Yémen. Il "faudra qu'à un moment ou à un autre, on arrive à une négociation", a-t-il dit.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a plaidé lui aussi pour une reprise des négociations de paix et un arrêt de toutes les opérations militaires.

Alors que le conflit fait chaque jour de nouvelles victimes, notamment civiles, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé dimanche avoir procédé à sa première évacuation par avion de 143 ressortissants étrangers.

L'opération "ouvre la voie à de nouvelles évacuations", a indiqué l'OIM, qui précise que 38 pays lui ont demandé de l'aide pour évacuer 16.000 ressortissants bloqués au Yémen.

Deux avions russes ont de leur côté évacué plus de 350 personnes vers Moscou, tandis qu'un navire militaire russe en a évacué plus de 300 autres vers Djibouti, la moitié étant des étrangers.

- Nomination d'un vice-président -

Sur le plan politique, M. Hadi a nommé par décret dimanche Khaled Bahah "vice-président de la République", une fonction qu'il cumulera avec celle de Premier ministre, a indiqué son entourage à Ryad --où les deux hommes vivent en exil-- sans donner de précision sur la raison d'une telle décision.

Dans le même temps, pour la 18e journée consécutive, les avions de la coalition ont bombardé des cibles rebelles à travers le Yémen.

Les frappes "vont se poursuivre", a martelé le général de brigade Assiri. Selon lui, la campagne, qui totalise 1.200 raids, est allée crescendo, passant de 35 par jour au début à 120 désormais.

Ces raids ont neutralisé les capacités aériennes et balistiques des rebelles et de leurs alliés, des militaires restés fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, a assuré le haut gradé saoudien.

Les rebelles "cherchent à porter le combat à l'intérieur du territoire saoudien", a-t-il dénoncé dimanche, en évoquant la mort annoncée la veille de trois sous-officiers saoudiens à la frontière. "Cette frontière est sécurisée et stable", a-t-il néanmoins ajouté.

A la suite de cette attaque, le général Assiri a annoncé dimanche le déploiement d'hélicoptères de combat le long de la frontière.

Les habitants de Sanaa ont fait état dimanche de plusieurs bombardements de camps militaires tenus par les Houthis et des soldats pro-Saleh aux alentours de la capitale.

A Aden, le palais présidentiel Al-Maachiq a subi trois séries de raids qui ont fait six morts parmi les Houthis qui le contrôlent, selon une source militaire.

Les combats affectent 15 des 22 provinces du pays. Les bombardements et les affrontements dans le Sud ont fait 27 morts dans la nuit de samedi à dimanche, selon un bilan de l'AFP.

Dans la nuit également, une attaque de drone, "probablement américain", a visé à l'ouest de Moukalla (sud-est) une voiture de membres présumés d'Al-Qaïda, faisant six morts, selon un responsable provincial.

Avec AFP

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Ligue 1: Marseille, maudit à Bordeaux, chute du podiumhttp://www.infos.fr/ligue-1-saint-etienne-bat-nantes-et-presse-marseille-130284.html http://www.infos.fr/ligue-1-saint-etienne-bat-nantes-et-presse-marseille-130284.html#comments Sun, 12 Apr 2015 14:13:53 +0000 http://doc-1o7h0

Crédit AFP - By NIcolas Tucat

Et le grand perdant est... Marseille. L'OM, assez malchanceux et battu à Bordeaux (1-0), a cédé sa 3e place à Monaco, lors d'une 32e journée qui a également vu Saint-Etienne se rapprocher du podium après sa victoire contre Nantes, dimanche.

Paris, qui a conservé sa Coupe de la Ligue samedi aux dépens de Bastia (4-0), jouera son match le 28 avril contre Metz. En attendant, il reste leader jusqu'à au moins mercredi, date à laquelle son dauphin Lyon aura l'occasion contre les Bastiais de le déloger, au moins provisoirement, de son fauteuil.

Alors que l'OM, déjà marqué par sa défaite dans le clasico dimanche dernier (3-2), semble distancé pour la course au titre, il lui faut se résoudre à lutter férocement pour la troisième place, à présent qu'il est délogé du podium pour la première fois depuis qu'il l'avait intégré au soir de la 5e journée.

Car Monaco, fort de sa victoire à Caen vendredi (3-0) le devance d'un point et Saint-Etienne le suit à une longueur. Sans oublier Bordeaux, son bourreau du soir, qui s'est approché à trois unités.

Pourtant, à Chaban-Delmas où ils n'auront jamais gagné durant ces 37 dernières années, les Marseillais ont beaucoup tenté pour forcer leur destin, à l'image d'Alessandrini, redevenu titulaire en l'absence d'André Ayew suspendu, et qui a touché deux fois les montants en première période.

Ils auraient aussi pu bénéficier d'un voire de deux penalties sur des fautes pourtant évidentes, mais l'arbitre en a décidé autrement et sur une de leurs rares actions, ce sont les Bordelais qui ont donné une leçon de réalisme avec le premier but en L1 de Cédric Yambéré, symbole du coaching gagnant de Willy Sagnol.

Pour les Girondins, cette 4e victoire en cinq matches, leur permet d'espérer encore briguer une place européenne. Mais, plus encore, c'est Saint-Etienne qui s'accroche à cet objectif, comme l'a prouvé sa victoire contre Nantes (1-0) qui lui permet de rester à deux longueurs du podium.

- Un trio à 35 points -

Quatre jours après le cuisant revers (4-1) concédé face au PSG d'Ibrahimovic en demi-finale de la Coupe de France, l'ASSE s'est ainsi parfaitement relancée avec ce quatrième succès en cinq matches de L1, assuré par un coup franc magnifique de Franck Tabanou.

Le gaucher a été à la fois héros et victime dans ce match avec un K.O. hérité d'un choc avec son coéquipier Loïc Perrin, qui l'a obligé à quitter ses partenaires deux minutes plus tard.

Montpellier (7e), qui peut encore espérer obtenir un accessit en Europa League, n'a pas fait la meilleure des opérations avec une défaite concédée à Toulouse (1-0).

Au contraire, ce sont les Toulousains, grâce à un but de Trejo avant la pause, qui se sont donné un bol d'air dans leur lutte pour le maintien. En raison d'une moins bonne différence de buts, le TFC reste 18e mais avec désormais le même nombre de points (35) que Reims (17e) et Lorient (16e).

Car du côté rémois, cinq jours après la mise à pied de l'entraîneur Cédric Vasseur, remplacé par son adjoint Olivier Guégan, il n'y a pas eu l'électrochoc espéré face à Nice. Les Azuréens, qui doivent également assurer leur présence dans l'élite, se sont imposés (1-0) grâce à un but de Benrahma et remontent au 10e rang.

Et dans le match à ne pas perdre entre Lens et Lorient, personne n'a perdu (0-0). Mais ni les Sang-et-Or (20e) ni les Merlus n'ont fait une bonne opération.

Egalement à la peine, Evian/Thonon a grillé un de ses jokers en concédant une défaite (1-0) face à Lille à Annecy. Un penalty transformé par Boufal à dix minutes du terme a permis au Losc de grimper à la 8e place et a réduit à un point l'avance des Savoyards sur la zone rouge et le trio Lorient, Reims, Toulouse.

Résultats de la 32e journée de la Ligue 1 de football:

vendredi

Caen - Monaco 0 - 3

dimanche

Saint-Etienne - Nantes 1 - 0

Reims - Nice 0 - 1

Rennes - Guingamp 1 - 0

Lens - Lorient 0 - 0

Toulouse - Montpellier 1 - 0

Evian/Thonon - Lille 0 - 1

Bordeaux - Marseille 1 - 0

mercredi

(18h30) Lyon - Bastia

mardi

(21h00) Paris SG - Metz

Avec AFP

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Mort de Jean Germain: les éditorialistes émus refusent les accusations sur la pressehttp://www.infos.fr/mort-de-jean-germain-les-editorialistes-emus-refusent-les-accusations-sur-la-presse-129584.html http://www.infos.fr/mort-de-jean-germain-les-editorialistes-emus-refusent-les-accusations-sur-la-presse-129584.html#comments Wed, 08 Apr 2015 02:05:22 +0000 http://doc-1l6m7

Le suicide hier matin de l'ancien maire de Tours, le sénateur Jean Germain, provoque une vague d'émotions mercredi parmi les éditorialistes qui réfutent les accusations portées sur la presse dans ce drame.

"La mort tragique d'un élu ordinaire", titre en Une, Le Parisien/Aujourd'hui en France. "Tours entre chagrin et stupeur", écrit Libération alors que Le Figaro souligne la "vive émotion après la fin tragique de Jean Germain."

"Il a jugé insupportable sa traduction devant la justice", relève Laurent Joffrin dans Libération.

Jean Germain "a préféré la mort au déshonneur", note Bruno Dive, de Sud Ouest. Même constat pour Parice Chabanet, du Journal de la Haute Marne, "il n'a pas supporté le déshonneur" et pour Jean-Louis Hervois de la Charente Libre, le sénateur "n'a pas supporté que l’idée qu’il se faisait de son honneur soit bafouée."

"Hier, les noces ont viré au drame dans la cité tourangelle", déplore Florence Chédotal, pour La Montagne Centre France.

Passée l'émotion, "le suicide d’un homme est toujours triste", rappelle Baptiste Laureau, dans Paris-Normandie, les éditorialistes se demandent "qu’est-ce qui peut pousser un homme politique, rompu aux combats," comme le souligne Bruno Dive (Sud Ouest), à mettre fin à ses jours et refusent les accusations portées sur la presse ou la justice.

"C'est un spectacle bien surréaliste que de voir des sénateurs s'autoriser à rendre justice eux-mêmes (...) s'offusquer de ce +tous pourris+ dont ils s'estiment victimes, et accuser juges et journalistes d'avoir escorté un homme tout droit vers la mort", assène Florence Chédotal, dans La Montagne.

- 'Quels chiens ?' -

"On aurait tort d’accuser la presse ou la justice, aussi cruelle soit l’info en accéléré et à cadence continue que permettent aujourd’hui les médias", renchérit Jean-Louis Hervois, pour La Charente Libre.

Pour Daniel Muraz, du Courrier Picard, ce drame "ne doit pas conduire à une mise en accusation a priori du travail de la justice ou des médias, quand ceux-ci cherchent à mettre en lumière le fonctionnement de la vie publique."

Jean Germain a laissé une lettre d'adieu dans laquelle il écrit notamment : "on ne peut laisser la chasse systématique aux politiques se dérouler normalement, quotidiennement."

"L’accusation est terrible. Cette + chasse+, à bien y regarder, ne touche pas beaucoup d’élus", estime Raymond Couraud, dans l'Alsace.

"Les chiens auraient été lâchés déchiquetant la réputation d'un homme jusqu'à le tuer. Mais quels chiens?," s'étonne Jean-Marie Montali, dans Le Parisien.

"C’est plus l’attitude générale de l’opinion et des médias envers les hommes politiques qui est en cause. L’humanité blessée et brisée de Jean Germain vient nous le rappeler utilement", conclut Laurent Joffrin, dans Libération

Jean Germain, s'est suicidé mardi à 67 ans, peu de temps avant de comparaître devant le tribunal correctionnel de Tours. Il était poursuivi pour "complicité" dans l'organisation, à la mairie de Tours, de simulacres de mariages pour touristes chinois qui ont donné lieu à des malversations, selon les magistrats instructeurs et le parquet.

Avec AFP

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Iran: l’accord-cadre nucléaire suscite les interrogations dans la pressehttp://www.infos.fr/iran-laccord-cadre-nucleaire-suscite-les-interrogations-dans-la-presse-129120.html http://www.infos.fr/iran-laccord-cadre-nucleaire-suscite-les-interrogations-dans-la-presse-129120.html#comments Sat, 04 Apr 2015 10:56:35 +0000 http://doc-1j7c4

Crédit AFP - By BEHROUZ MEHRI

L'accord-cadre conclu entre les grandes puissances et Téhéran sur le dossier nucléaire suscitait samedi de multiples interrogations dans la presse iranienne, notamment sur le calendrier toujours vague de la levée des sanctions internationales qui étouffent l'économie.

La presse conservatrice affichait son scepticisme sur les résultats obtenus en Suisse, profitant du silence observé par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, l'ultime décisionnaire dans ce dossier.

La presse réformatrice et modérée saluait le travail des négociateurs iraniens mené par le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif, mais les journaux conservateurs pointaient les différentes interprétations possibles, au détriment de la République islamique, du document publié à Lausanne.

L'agence de presse Fars a également souligné les différences entre le texte présenté par la délégation iranienne et celui diffusé par le département d'Etat américain.

"Qui est le véritable gagnant?" s'interrogeait en Une le quotidien anglophone Iran News. Vatan-Emrooz (conservateur) se chargeait d'apporter une réponse en affirmant qu'"il y a une grande différence entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit de l'accord de Lausanne". Pour Javan, réputé proche des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime, "le victoire résidera dans la lutte entre les différentes interprétations" du texte.

L'ultra-conservateur Kayhan reprenait avec ironie l'expression d'un "accord gagnant-gagnant: le nucléaire va partir, les sanctions vont rester".

L'Iran veut une levée totale et immédiate des sanctions imposées par l'ONU, les Etats-Unis et l'Union européenne, contre une levée graduelle évoquée par les grandes puissances.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, a souligné vendredi que cette question était "un point qui est encore très compliqué" et "pas encore tout à fait réglé".

Les sanctions imposées les Etats-Unis seront levées "par étapes", à mesure que Téhéran respecte ses engagements dans le cadre de l'accord final censé être conclu d'ici fin juin, a affirmé jeudi soir le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

"L'accord de Lausanne montre que les choses que l'Iran a acceptées sont claires et vérifiables, mais ce que l'autre côté a accepté est vague et sujet à interprétation", estimait samedi dans un éditorial le directeur de Kayhan, Hossein Shariatmadari. "L'accord parle de suspension des sanctions et pas de leur levée", ajoute le responsable, directement nommé à son poste par l'ayatollah Khamenei.

Mansour Haghighatpour, vice-président de la commission parlementaire sur la sécurité nationale et la politique étrangère, a estimé que les négociateurs avaient outrepassé leurs prérogatives.

"Nous avons offert une clé pour des inspections occidentales sur les installations militaires et le protocole additionnel (du traité de non-prolifération nucléaire), alors que les décisions sur ces questions sont la compétence du Parlement", a-t-il dit, cité par l'agence Tasnim.

Avec AFP

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